La construction du carrosse



A l’origine, la volonté de mettre en lumière les talents des membres de l’atelier aménagement avec un projet sortant de l’ordinaire.

L’inventaire après décès de  d’Artagnan, dressé en 1673 par l’étude de Maître Girardin notaire à Paris, nous apprend  que notre mousquetaire avait deux carrosses :un petit à 2 places et  un grand à 4 places.

EXTRAIT DU TEXTE DU NOTAIRE  « Un grand carrosse à deux fonds, sièges en  velours vert à ramage, garni de deux coussins aurores. Des  rideaux en tissu de damas vert et aurore, et des glaces de Venise dont une  devant. »

Tous les carrosses XVIIe siècle ayant été brûlés à la révolution française, c’est au Portugal que le modèle a été trouvé  en l’exemplaire du carrosse offert par Louis XIV à sa cousine, à l’occasion de son mariage avec le roi du Portugal. José Brito, un Portugais passionné de carrosses, en a fourni un plan maquette avec toutes les côtes, et le droit de s’en servir à la condition de n’utiliser que des matériaux nobles.

Le projet était donc tout trouvé : construire une reproduction du carrosse d’apparat de d’Artagnan. Restait à faire les recherches nécessaires : partenaires financiers, plans réels, matériaux….  Et la persévérance de Maxime Fillos qui a su convaincre un grand nombre d’acteurs.

Les étapes de la construction du carrosse

Le travail débute en janvier 2024.

1. Les premiers assemblages ont commencé : en bois de chêne.


    Pour renforcer et sécuriser le carrosse, des pièces métalliques ont été ajoutées.

    2. L’ossature de la toiture et mise en place du cuir de dessus


    3. Les roues

    Les roues  avec rayons en bois cintrés comme au XVIIe siècle – ont été fabriquées par le charron Laurent Cléda (Dordogne) et assemblée au chassis par les bénévoles.

    3. Première mise en peinture

    4. Création des pièces en cuir et des sculptures en bois

    Les éléves promotion 2024-2025 de la classe de sellier-harnacheur du lycée de Mirande (Gers) ont façonné et cousu main toutes les pièces en cuir telles que les sangles qui rattachent la caisse aux trains avant et arrière et servent d’amortisseurs.
    Les sculptures en bois qui décorent le carrosse ont été réalisées par les élèves promotion 2024-2025 du lycée des métiers d’art de Coarraze (Pyrénées Atlantique).

    5. Décorations picturales

    L’artiste peintre lupiacois Yves Duffour a réalisé 13 tableaux qui ornent les flancs et l’arrière du carrosse.

    6. Création des pièces en cuir gaufrés

    Les cuirs gaufrés de Cordoue ont été travaillés par l’entreprise Lutson Goudleber de Préchac-sur-Adour (Gers). Ils ornent les portes et le ciel de toit.



    7. Ajout et création des soieries et tapisseries

    Grâce à l’historienne Odile Bordaz, spécialiste de d’Artagnan, la Manufacture Royale Presse, créée à Lyon en 1752, a reproduit sur ses métiers Jacquard les motifs des soieries de l’intérieur du carrosse et de ses rideaux.

    La Manufacture Royale Bonvallet, d’Amiens, a fourni les velours gaufrés, motifs XVIIe siècle, qui recouvrent les sièges et les dossiers. Leur confection a été réalisée par les bénévoles de l’atelier couture.

    Merci aux bricoleurs de l’atelier aménagement !

    Une image contenant habits, personne, chaussures, plein air

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    18 mois plus tard le carrosse est tiré par un attelage à 3 chevaux de face, dit attelage d’évêque, grâce à l’équipe de l’association Le Faire à cheval d’Occitanie (Aussos – Gers) et ses cochers et hommes à pied  : Guillaume, Armand et Mike. Ils sont habillés dans des costumes dessinés et patronnés par Anne Couturier, professeur de couture et confectionnés par les bénévoles.

    Le carrosse est visible aux jours et heures d’ouverture du Musée d’Artagnan à Lupiac.

    (La liste des personnes nommées n’est pas exhaustive).